Un conflit centré sur la légalité du processus
Le bureau de l'Association des Barreaux du Maroc a officiellement annoncé la poursuite de sa mobilisation contre la nouvelle loi régissant la profession d'avocat[23]. Au cœur du litige se trouve la procédure de promulgation du texte, que l'organisation professionnelle qualifie de « dérapage législatif »[23].
L'instance dénonce spécifiquement une saisine de la Cour constitutionnelle qu'elle juge être à la fois tardive et irrégulière[23]. Pour les avocats, ce manque de rigueur procédurale entache la légitimité du texte et justifie la contestation actuelle[23].
Maintien d'une paralysie totale des prestations
Face à ce qu'ils considèrent comme une violation des normes législatives, les avocats maintiennent l'arrêt total de toutes leurs prestations[23]. Cette grève impacte l'ensemble des activités judiciaires et administratives liées à la profession sur tout le territoire[23].
L'objectif de ce blocage est de contraindre les autorités à reconsidérer les modalités d'application ou la validité de la loi contestée[23]. La fermeté du bureau de l'Association souligne l'ampleur du mécontentement au sein du corps judiciaire[23].
Vers une nouvelle phase de mobilisation
Le mouvement ne semble pas encore prêt à s'essouffler. Le bureau de l'Association des Barreaux du Maroc a fixé une réunion cruciale pour le 10 septembre prochain[23].
Cette rencontre aura pour objectif principal de tracer la suite du mouvement et de déterminer les futures étapes de la contestation[23]. Selon les orientations qui seront prises lors de ce rassemblement, la grève pourrait s'intensifier ou s'accompagner de nouvelles formes de protestation[23].