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Les exportations européennes de pommes de terre vers le Maroc bondissent de 50 %

En 2025-2026, les exportations européennes de pommes de terre vers le Maroc ont bondi de 50 %, atteignant un niveau record selon EastFruit.

Selon la plateforme EastFruit, les importations marocaines de pommes de terre fraîches ont dépassé 12 000 tonnes entre juillet 2025 et juin 2026. Cette hausse, en augmentation de 50 % par rapport aux cinq précédentes campagnes, fait suite à des inondations ayant sévèrement touché les récoltes locales.

Premier intertitre

Les données récentes publiées par la plateforme EastFruit révèlent une hausse spectaculaire des échanges de pommes de terre entre l'Europe et le Maroc ces deux dernières campagnes. Au cours de la période s'étendant de juillet 2025 à juin 2026, les importations marocaines de pommes de terre fraîches destinées à la consommation ont dépassé 12 000 tonnes. Cette quantité représente une augmentation de 50 % par rapport au total cumulé enregistré sur les cinq années précédentes, et s'établit à 2,4 fois le précédent record datant de la campagne 2008-2009 [1].

La plateforme d'analyse a attribué cette explosion des importations à une perturbation exceptionnelle du marché marocain survenant durant la campagne 2025-2026. Des inondations graves ont affecté les zones de production du nord du Maroc, notamment le bassin du Loukkos, en janvier et février 2026, submergeant les champs de pommes de terre de consommation et entraînant la perte totale des récoltes pour de nombreuses exploitations. Cet effondrement de l'offre locale a contraint le pays à recourir à des importations massives pour compenser le déficit, les importations ayant atteint leur pic en avril et mai, représentant à elles deux près de 80 % du total de la campagne [1].

Deuxième intertitre

Les pays européens ont dominé la majeure partie des expéditions de pommes de terre vers le Maroc durant cette période de forte demande. Selon les données disponibles, les Pays-Bas ont représenté plus de la moitié des envois, la France près d'un tiers, et la Belgique a assuré le reste des importations [1]. Cette repartition géographique reflète la proximité des réseaux logistiques et les accords commerciaux en vigueur entre ces pays et le Royaume. L'apport massif de pommes de terre venues d'Europe a permis d'atténuer la pression sur les prix sur le marché domestique.

Cette dynamique a permis de stabiliser le marché local, les importations européennes à prix compétitif aidant à pallier la rareté domestique, tandis que les exportateurs européens ont pu écouler leurs stocks excédentaires. La hausse des volumes importés a ainsi créé un effet bénéfique à double titre : sécuriser l'approvisionnement des consommateurs marocains et offrir aux producteurs européens une sortie supplémentaire pour leurs productions [1].

Troisième intertitre

L'impact économique de cette vague d'importations se fait déjà sentir dans les circuits de distribution locale, où les pommes de terre européennes remplacent progressivement les produits nationaux en période de pénurie. Les détaillants et les grossistes ont signalé une disponibilité accrue des tubers étrangers, entraînant une légère pression à la baisse sur les prix des variétés locales. Cette transition souligne la dépendance croissante du marché marocain vis-à-vis des approvisionnements extérieurs en cas de chocs climatiques sur le territoire [1].

Les autorités compétentes suivent l'évolution de la situation avec attention, notamment la possibilité de renforcer les stratégies de résilience agricole pour prévenir de futures dépendances excessives aux importations. Des discussions sont en cours autour du développement de variétés plus résistantes aux inondations et du soutien aux agriculteurs locaux pour stabiliser la production nationale à long terme. L'objectif reste de garantir la sécurité alimentaire tout en exploitant les opportunités offertes par les échanges commerciaux internationaux [1].