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L'Afrique, l'Amérique latine et l'Asie du Sud agrandies dans la cartographie promue par l'ONU

L'Organisation des Nations unies encourage l'abandon de la projection de Mercator pour une représentation cartographique plus fidèle aux superficies réelles des pays du Sud.

L'Assemblée générale de l'ONU a adopté une résolution appelant à l'usage de cartes mondiales corrigées. Cette initiative vise à rectifier la perception visuelle des continents, notamment l'Afrique et l'Asie du Sud.

Une rupture avec l'héritage de Mercator

L'Assemblée générale des Nations unies a officialisé son soutien à une transition vers des représentations cartographiques plus conformes à la réalité géographique[11][14]. L'objectif principal est d'abandonner la projection de Mercator, un système datant du XVIe siècle qui déforme significativement la taille des terres à mesure que l'on s'éloigne de l'équateur[4][16].

Cette ancienne méthode de représentation a tendance à surestimer la superficie des régions nordiques tout en minimisant celle des zones tropicales[1][17]. En conséquence, des masses terrestres majeures apparaissent visuellement plus petites qu'elles ne le sont réellement par rapport aux pays du Nord[11][14].

Un rééquilibrage visuel pour le Sud global

La résolution adoptée encourage les États et les institutions internationales à utiliser des cartes où l'Afrique, l'Amérique latine et l'Asie du Sud sont représentées avec des dimensions agrandies et plus justes[1][17]. Ce changement permet de mieux refléter l'importance spatiale et géopolitique de ces régions sur la scène mondiale[11][14].

À l'inverse, cette nouvelle approche cartographique entraîne une réduction visuelle de pays comme les États-Unis[1][17]. Cette modification technique a d'ailleurs suscité une opposition isolée, les États-Unis étant le seul pays à avoir voté contre ce texte lors de l'Assemblée générale[4][16].

Enjeux institutionnels et symboliques

Pour l'ONU, dont la mission est de traiter des questions transcendant les frontières nationales dans un esprit d'égalité[14][17], cette mesure revêt une dimension symbolique forte[1][11]. Il s'agit de sortir d'une vision eurocentrée du monde pour adopter une perspective plus universelle et objective[11][16].

Le déploiement de cette stratégie cartographique s'inscrit dans une volonté globale d'améliorer la compréhension des enjeux territoriaux[6][17]. En rectifiant les perceptions visuelles, l'organisation souhaite promouvoir une vision du monde où la dignité et l'égalité sont également reflétées dans les outils pédagogiques et officiels[1][11].